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Poèmes

Les mots comme mémoire, désir et résistance.

Une lecture calme, dans le respect exact des strophes de l’auteur.

se la m aprann konprann lanmou g'on venn sansib ki sansib nèt ale.

Ton ventre est une plaine après la crue, une terre alluviale encore chaude du passage des saisons.

Je t’écris depuis nos rêves, depuis mes mains pleines de lumière, où le soleil apprend ton nom dans la chaleur de mes passions.

Je ne suis pas poète Pour chanter les yeux d’Elsa, ni pour tourner la porte des saisons Sur les charnières de Margha. Je ne suis pas poète Pour faire battre des ailes d’oiseaux en

Loin de ma terre natale je fais de ma nostalgie un papier en béton, une stèle de sel, une table de veille où mes cris tiennent tête à la nuit... Car ma terre ne me quitte pas! Elle

Elle, c'est mon pays qui se redresse pleine de soleil, de cocotier et de rivage, avec des rires qui font la ronde, avec ses courbes qui me sourient. Je dis : ses hanches sont colli

Avec la bouche froide des empires, Avec l’encre sèche des cartes, Avec la science obscure Qui classe les morts avant les mots. Ils ont regardé le cartable De l’enfant Comme on rega

Mon amour, la nuit sera longue comme une mangrove de soupirs marchant pieds nus dans ta voix La nuit sera longue, sage et docile… Je poserai ton jour sur ma joue comme on dépose un

Tous les vendredis ont un sein Qu’il faut prier les yeux bandés, Comme on s’avance vers un mystère. Avec la bouche pleine de ferveur. Tous les vendredis ont une marche Aux pas des

Mon amour, ta peau renverse l’heure. J’y pose ma bouche comme on entre dans un verger fermé. Rien ne presse sinon ce tremblement bas qui monte de toi jusqu’à mes poignets. Et voici

Comme des graines arrachées par le vent, Comme des pierres roulées par des fleuves. Nous ne partons pas, Nous sommes portés. L’exil n’est pas un voyage, C’est un autre visage du so

Avec une bouche rouge De mangue d’été, Avec la ferveur des vents Qui descendent les collines Chargées de sucre et de lumière, Que je t’embrasse comme un poème. Que je pose sur ta b

N’ayons pas peur de la paix. Ce n’est qu’une école intacte au milieu d’une petite ville. N’ayons pas peur de la paix. Ce n’est qu’un cahier ouvert, un bol de lait tiède, une mère q

Qui suis-je ? Qui es-tu ? Si notre être ne dépend que d’un petit bouton, Si l’aube porte au flanc une clé d’incendie, si d’un petit mouvement le soleil peut s’éteindre. Qui suis-je

Chaque colline a une prière faisant bouger sa montagne, chaque ravine une mémoire qui parle aux pierres désespérées, chaque arbre un vieux tambour dans la patience du vent. Ô mon p

Jouis de la vie comme on faisait l’amour, l’autre soir, à Turgeau, sous ce manguier mythique ayant connu les ombres de milliers de passants, les serments éternels des amants provis